Le samedi 10 janvier 2026 nous serons… DANS LES NUAGES!
Les Ateliers de la pluie vous proposent un nouveau rendez-vous sur le thème des nuages qui se tiendra le samedi 10 janvier 2026 à partir de 14h00 à Saint-Amand-en-Puisaye dans la galerie l’Art et la matière.
Au programme:
14h00 La compagnie L’étoffe des rêves jouera des extraits de son spectacle nommé In Cloud we trust.
15h00 Débat sur le droit des nuages, la marchandisation du ciel, les changements climatiques, la météo du jardinier et de l’agriculteur et les enjeux des problèmes de l’eau.
En présence de Marine Calmet, Mathieu Simonet et Gilles Clément.
17h00 séance de dédicaces.
18h00 collation offerte à tous.
Retrouvez la note d’intention ci-dessous.
Note d’intention: Les nuages, zones à défendre ?
Pourquoi avons-nous souhaité, avec le concours de nos trois invités, faire entrer les nuages dans nos Ateliers de la Pluie à vocation écologique, après plusieurs ateliers déjà ouverts sur la forêt, l’apiculture, l’eau dont dépend la vie, l’accueil des oiseaux ?
Si toute vie vient de l’eau et si les nuages en sont les transporteurs aériens, sont-ils, comme la qualité de l’eau et sa répartition et comme la biodiversité, menacés par les activités de l’ère industrielle et par la métamorphose climatique en cours qui en est l’effet ?
Même si, comme l’écrit le poète Yves Bonnefoy, « Il y aura toujours des nuages pourpres lents à se déplacer dans le ciel. », trop d’alertes nous parviennent de pratiques d’ensemencement des nuages, artisanales, industrielles, voire militaires, pour que nous nous contentions de les scruter, de craindre ou d’espérer la pluie dont ils sont porteurs ou de rêver en les contemplant. C’est pourquoi, selon nous, la question mérite d’être soulevée : Les nuages sont-ils zones à défendre ? Encore faut-il bien comprendre contre quels dangers et si bataille il doit y avoir, avec quelles armes.
Mais d’abord, de quoi parlons-nous exactement quand nous parlons des nuages ?
« Si l’on nomme les choses, ça change tout », dit Gilles Clément, cité par Frédérique Basset dans Les quatre saisons de Gilles Clément. S’il en va pour les nuages comme pour les arbres, les fleurs du chemin, les oiseaux autour de nous, pourrons-nous commencer avec lui par les nommer, avant d’en appréhender les fonctions vitales ?
Pour Gilles Clément, « L’eau du ciel tient toute l’humanité dans un seul programme » . Partant de la pluie et du beau temps du jardinier, attentif aux nuages, nous attendons qu’il nous ouvre à la compréhension de leurs fonctions climatiques et de leurs effets météorologiques à l’échelle du jardin planétaire.
Parmi les questions que nous aimerions lui poser :
Si pour lui, « Expliquer c’est ouvrir un territoire d’espérance », quelle espérance peut naître d’une compréhension affinée de notre dépendance vitale à l’égard des nuages ?
Cette compréhension est-elle déjà une entrée en résistance contre l’ensemencement des nuages à des fins intéressées ?
N’est-ce pas le combat dans lequel Mathieu Simonet, d’une autre manière, s’est engagé ?
La Journée Internationale des Nuages, qu’il porte depuis 2022 a beaucoup fait pour aiguiser notre attention et notre inquiétude au sujet des pratiques et des enjeux de l’ensemencement des nuages. https://museedesnuages.fr/la-journee-internationale-des-nuages/
Nous lui demanderons donc pourquoi cette initiative lui tient à cœur et ce qu’elle vise.
La bataille qu’il a lancée, en avocat des nuages, passe d’abord par une « action poétique ». A qui s’adresse cette invitation, à quel public, quels âges ? Sa fonction n’est-elle pas pédagogique ? Quels fruits a-t-elle porté depuis la 1ère Journée Internationale 2022 ?
Elle a ouvert la réflexion sur une embarrassante question : celle du sens d’une reconnaissance juridique d’un droit des nuages. En quoi et par qui sont-ils menacés et avec quel enjeu pour les vivants ? Qui pour les défendre ?
Autant de questions sur lesquelles nous voudrions voir plus clair, avec Marine Calmet, juriste militante des « droits de la nature ».
Quel est le sens des actions engagées par Marine Calmet dans l’association Wild Legal qu’elle a créée et dirige ?
L’idée de droits de la nature est-elle selon elle une « arme » juridique ou plutôt un outil pour la protection des conditions de la vie dans toute sa richesse diverse ?
En quoi les nuages peuvent-ils relever de ce mode de défense ?
Porter attention aux tentatives de modifications technologiques des nuages, est-ce une préoccupation seconde, nous demandons-nous, par rapport à d’autres enjeux vitaux comme la protection des océans ou des forêts ? Ou bien s’agit-il d’autant de facettes d’une même zone vitale à protéger et défendre ? Si oui, avec quelles alliances ? Nous pourrons en débattre.
Il va de soi que nos intervenants pourront orienter leurs interventions ainsi que ce débat comme ils l’entendront
Nous vous espérons nombreux.
À tout bientôt
L’équipe organisatrice du Festival et des Ateliers de la pluie
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