D’après Didier Jouanneau, l’instigateur, « ce sera la première fois qu’un festival est uniquement concentré sur ce sujet ». ©Le Régional de Cosne et du Charitois rédacteur

Le 1er Festival de la pluie à l’horizon, à Saint-Amand-en-Puisaye

« Vert pays des eaux vives », la Puisaye n’est pas sans remarquer que les régimes de pluie changent avec le climat. Deux jours voulus instructifs et festifs vont pour la première fois faire s’intéresser à la question au cœur de l’été.

Par principe, Didier Jouanneau ne relit jamais les livres qu’il a lus. Le libraire des Oiseaux de nuit à Saint-Amand-en-Puisaye a pourtant fait une exception, pour le livre assez poétique Une abeille dans la pluie, de Carlos de Oliveira (Éditions Corti). « Un jour tu feras quelque chose de ça », s’était-il dit en le parcourant voici 35 ans, en particulier la page 63 qui l’a de nouveau fait frissonner. Elle décrit une vitrine sur le thème de la pluie, une gouttière percée et des bouquins derrière. « Un événement qui m’avait captivé » et l’heure est venue de passer à l’action. Sous la forme du premier Festival de la pluie qui animera Saint-Amand les 22 et 23 juillet prochains.

Apprendre et questionner
Gratuit, tout public et familial, ce rendez-vous est placé sous le signe de la célébration festive de la pluie, et de la réflexion autour du régime des pluies qui change avec le bouleversement climatique. « Ce sera la première fois qu’un festival est uniquement concentré sur ce sujet », dont Didier Jouanneau reconnaît qu’il est « un peu obsessionnel ».

La pluie on l’aime… quand on est à l’abri. Elle est nécessaire mais « malheureusement de plus en plus rare ». Le libraire avec l’association Puisaye votre énergie qui porte l’évènement, ne veulent « pas plomber l’ambiance mais quand même interpeller ».

« On ne veut pas plomber l’ambiance mais quand même interpeller. »
Didier Jouanneau (Créateur de l’événement)

Il est « impossible de ne pas faire de la politique » sur le sujet. Réunissant notamment des spécialistes dans leurs domaines (géologue, agriculteur et maraîcher bio, créateur d’un écocentre…), les deux tables rondes du samedi et du dimanche matin auront cet avantage de donner du savoir aux gens et leur permettre de poser des questions, autour du climat. « Les interactivités vont jouer pleinement. » Des gens qui agissent ne demandent qu’à parler de leurs méthodes.

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